Pédagogie

permis de cariste

Les bonnes ressources en tant que travailleur

Dans le souci premier, de transmettre au stagiaire cariste les connaissances et les méthodes qui  lui permettront de réaliser un travail avec efficacité et en toute sécurité; cette fonction nécessitant des compétences plurielles exige une formation adaptée, donnée par un  instructeur cariste professionnelle.

L’instructeur doit à la fois posséder les connaissances théoriques (notions pédagogiques, sélection et utilisation d’outils didactiques suivant le public…), des aptitudes pratiques (conceptualisation de méthodes qui découlent de l’expérience) et surtout une capacité (pédagogie) à transmettre ces différents savoirs.

A – Comprendre

  • Les conditions dans lesquelles se déroulent les activités de formation ont beaucoup évolué avec le temps.
  • On cherche à rendre la formation toujours plus accessible et mieux adaptée aux besoins des adultes pour atteindre les objectifs précis et préétablis de la formation.
  • Basées sur une alternance d’exposés, de démonstrations, d’études de cas, de mises en situation pratiques et de simulations,  nos formations ambitionnent de faire des participants, des caristes opérationnels dès leur 1er jour en entreprise.
  • Nos programmes de formation reposent sur une conception pédagogique basée sur l’«Approche par compétences». Nos formations sont pensées à travers une combinaison interdépendante des trois types de savoirs (savoir, savoir-être et savoir-faire), afin de permettre le développement et l’acquisition de nouvelles compétences (liées aux domaines des connaissances, des attitudes et des habiletés) nécessaires au métier de cariste.
La formation de cariste doit viser trois types d’apprentissages

a. Les connaissances (savoir) :

Le cariste doit connaitre les différents aspects théoriques liés à son métier, il doit entre autres, connaître les risques liés à la conduite d’un chariot élévateur et les moyens de diminuer ces risques. Il doit comprendre les facteurs qui peuvent compromettre la stabilité du chariot élévateur et connaître les méthodes sécuritaires à utiliser pour accomplir ses tâches sans danger.

b. Les aptitudes: habiletés, et habitudes (savoir-faire):

Habiletés

  • La conduite d’un chariot exige que l’on acquière la maîtrise d’un véhicule, ce qui implique, par exemple, que l’on développe la capacité de bien juger les distances quand on doit positionner les fourches précisément, que l’on développe les automatismes nécessaires pour trouver les commandes sans les regarder et les actionner  avec précision. On apprend ainsi à coordonner l’œil et le geste, à « sentir » et à maîtriser le comportement du chariot et de sa charge.

Habitudes

  • Le cariste qui charge une remorque ne s’arrête pas à chaque geste pour se demander comment il doit réaliser la prochaine opération. La pratique de son métier l’a mené à acquérir des habitudes, des façons de procéder qui sont devenues automatiques et qui intègrent et reflètent ses habiletés  et ses connaissances. Ce type de savoir ne peut s’acquérir qu’avec l’entrainement (la répétition des taches). .

c. Les attitudes (savoir-être) :

Un cariste doit avoir le sens relationnel et pouvoir travailler en équipe (Capacité à entrer en contact avec autrui, capacité à s’intégrer et coopérer dans un groupe  de travail et y apporter une contribution efficace).
Le cariste doit avoir des capacités d’adaptation (facultés de s’adapter à des situations variées et à ajuster ses comportements en fonction  des caractéristiques de l’environnement, des enjeux de la situation).
Le cariste doit également avoir des capacités d’organisation et de gestion des priorités (efficace dans l’organisation de sa propre activité et optimiser l’utilisation des moyens dans le cadre d’une réalisation collective ou individuelle).

B – Organiser

Organiser une activité de formation, c’est mettre en place les conditions qui favoriseront l’apprentissage.
La formation est en effet une démarche dans laquelle les participants apprennent de façon structurée, planifiée et organisée. Toute activité de formation exige donc une bonne préparation  pour atteindre ses objectifs (compétences).
Afin de favoriser l’acquisition des connaissances, attitudes et aptitudes nécessaire au métier de cariste, il serait intéressant d’organiser une formation qui comporte deux volets : un volet théorique, un volet pratique
Pour terminer par une évaluation qui permet d’obtenir le brevet carliste.

La formation théorique (Formule pédagogique : session)

  • La formation théorique permet d’acquérir les connaissances pour mieux appréhender et comprendre la nature des risques liés à la conduite d’un chariot élévateur, les conséquences et les moyens de s’en prémunir.
  • La formation théorique s’attarde également sur les connaissances techniques liées au chariot élévateur  dont la résultante espérée sera l’optimalisation de l’utilisation  de cet outil.

La formation pratique (formule pédagogique : mise en situation, atelier)

La formation pratique quant à elle permet d’intégrer ces connaissances dans des habitudes et des façons de faire qui se conjuguent autour d’un « compromis raisonnable » entre la sécurité exigée et la productivité souhaitée.

  • En effet, ce n’est qu’en conduisant un chariot qu’on peut en acquérir la maitrise, qu’on peut apprendre à le « sentir » qu’on peut développer la coordination nécessaire à une conduite précise et sécuritaire. Il faut donc fournir au cariste novice une initiation progressive qui lui permettra de développer ses habiletés. Sous la gouvernance d’un cariste expérimenté qui agit à titre de formateur, le novice se familiarise  d’abord avec les commandes et apprend les manœuvres simples. Au fur et à mesure que les habiletés se développent, le formateur confie des tâches de plus en plus complexes qui se rapprochent des conditions normales de travail.
  • Cette formation peut prendre de quelques heures à quelques jours selon la complexité et la diversité des taches que l’on veut confier au cariste.

L’évaluation

Cette étape permettra au participant d’obtenir la certification qui valide ses compétences (connaissances, aptitudes, attitudes…). LE BREVET CARISTE

Savoir

  • Même si la formation des caristes devient une exigence réglementaire, les critères de réussite de cette formation ne sont pas définis. Le programme de formation doit néanmoins préciser comment on peut s’assurer que les caristes ont effectivement appris ce qu’ils devaient apprendre pour conduire un chariot élévateur en toute sécurité. Les moyens à envisager pour évaluer les apprentissages doivent être appropriés aux apprentissages visés.
  • Ainsi on parvient habituellement à vérifier que les connaissances transmises par la formation théorique ont bien été assimilées en posant des questions dans un examen, oral ou écrit. Pour vérifier la maîtrise du chariot et l’acquisition des habiletés requises, on demande souvent au cariste d’exécuter des tâches particulières choisies pour leurs difficultés. On peut procéder à des « mises en situation », créer un parcours où les habiletés du cariste seront mises à l’épreuve, par exemple, lui demander de manœuvrer dans un espace restreint sans rien accrocher, ou de circuler  entre des cônes sans les renverser.

Savoir-faire

  • Certaines des habiletés que doit acquérir un cariste sont mentales, comme la capacité d’estimer le poids d’une charge ou celle de planifier comment loger des palettes dans une étagère. Ces habiletés peuvent être évaluées dans la pratique par des mises en situation, elles peuvent aussi faire l’objet de question dans un examen.
  • Pour évaluer les habitudes, on peut aussi utiliser des tâches complexes, qui peuvent être mises en scène, afin de mettre en évidence les possibles mauvaises habitudes. Par exemple, on confie l’exécution d’un déplacement de charges et on s’assure que le cariste respecte les arrêts obligatoires, ne conduit pas trop vite, respecte la séquence des manœuvres pour le gerbage et le dégerbage puis stationne son chariot au bon endroit.

Savoir-être

  • Pour ce qui est des compétences relationnelles (savoir-vivre) qu’elle soit verticale ou horizontale, elles sont plus difficiles à évaluer de par la subjectivité et la sensibilité de chaque formateur, mais dans la mesure du possible et du raisonnable, la procédure d’évaluation reste attentive  à la manière dont le cariste se comporte avec ses camardes durant la formation pour prévenir tout excès (remarques désobligeantes mettant mal à l’aise un collègue, grossièretés à tout bout de champ, manque de respect à la hiérarchie…) pouvant entraver le bon fonctionnement d’une organisation de travail.
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